Dentellebleue s'éclate avec le mail-art
Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
11 février 2026
T200 - Coucher de soleil sur littoral breton, de la part de Nadine
10 février 2026
EL165 - Deux éléphants amoureux pour la Saint-Valentin, de Christiane
Aujourd'hui j'ai reçu un bien joli mail-art dont je ne reconnais absolument pas l'écriture : la composition est sympa et l'expéditeur(trice) quelqu'un qui me connait bien car dentelles, rubans et galons en sont les composants autour de deux éléphants.
Je me demandai bien qui pouvait arriver encore à me surprendre à ce point en remontant à mon appartement, mais je ne risquai pas de trouver car il s'agit d'une toute nouvelle correspondante qui souhaite entrer en relation épistolaire avec moi depuis son département de l'Ariège.
Alors merci Christiane, apparemment tu me connais bien déjà car tu suis mon blog, je t'en remercie. Cela me fait plaisir de savoir que celui-ci peut être inspirant et instructif, quelquefois.
Ton enveloppe est particulièrement soignée pour un premier essai "de courrier décoré" comme tu l'appelles. Pour ta gouverne, saches néanmoins que, par principe et par amour des animaux dans leur intégrité, je ne suis pas une grande fan des animaux décorés ou pire habillés comme des humains, ou encore pris comme support de publicité, mais, pour savoir tout cela il faut déjà m'avoir "fréquentée" depuis un petit moment. Tu es donc largement pardonnée, d'autant que tu as extrêmement bien soigné ta composition, tant dans les couleurs et les supports, qu'avec tous ces petits petits bouts de rubans, de galons, de croquet, des vestiges de mercerie ancienne devenus désuets que j'adore (mon atelier en déborde).
Merci encore de ce premier envoi. Comme tu ne me dis rien de tes propres goûts, je te répondrai au hasard, probablement guidée par un timbre, comme c'est souvent le cas chez moi, en espérant que cela te plaira. A un de ces jours dans ta boite aux lettres.
7 février 2026
Ce 7 février 2026, mon père aurait eu 100 ans
Né le 7 février 1926, Julien, mon père serait devenu centenaire aujourd'hui.
Pardonnez-moi cet hommage personnel mais je ne peux pas laisser passer cette date sans une pensée émue pour l'homme qu'il fut. Pour le résumer on peut dire que c'était un personnage droit, foncièrement honnête et courageux mais au caractère pas facile.
Comme il ne pouvait plus exercer son métier de maçon appris sur le tas, à cause de la gâle du ciment*, une maladie professionnelle très grave qu'il déclara très tôt, Papa dût devenir ouvrier d'usine. Après une longue période passée à se soigner, lorsqu'il a pu travailler à nouveau, il a dû se contenter d'un boulot de "manoeuvre" dans les différentes usines qui l'ont successivement embauché. A cette époque-là, il y avait encore pas mal de fabriques et d'usines dans la vallée de la Seine, les industries automobiles et chimiques étaient florissantes ; en cas de rupture de contrat de travail, on ne connaissait pas longtemps le chômage.
Des employeurs, mon père en a connu beaucoup, car il se rangeait toujours du coté des plus faibles, prêt à les défendre dans son rôle de syndicaliste qu'il prenait très au sérieux. C'était un vrai, un pur, pas un de ceux qui endossent ce rôle pour "entrer dans le gruyère" ou se mettre à l'abri. Et il s'est souvent retrouvé dans la situation du fusible qu'il était facile de faire sauter...ses allergies cutanées ne lui permettant plus d'accepter certains postes.
Chez nous, pas de voiture, pas de télé, pas d'appareil photo ni de téléphone : le matin, Papa enfourchait sa Mobylette pour faire la dizaine de kilomètres le séparant de son lieu de travail. Ses journées étaient bien remplies. Au retour de sa journée à l'usine, après une collation vite avalée, il se changeait pour enfiler bottes et vieux bleu de travail et aller avec ses outils et sa brouette entretenir le jardin et s'activer au potager. L'été, il y passait même le matin avant d'embaucher à l'usine pour pouvoir arroser avant que le soleil ne tape. Il y retournait encore avant le diner, puis le soir, à la fraiche.
Les allées bien nettes et rectilignes de son jardin étaient tracées au cordeau où pas une mauvaise herbe ne dépassait. Son jardin, c'était sa fierté, finalement peut-être le seul endroit où il a été véritablement heureux. C'était aussi pour lui un espace où il pouvait s'oxygéner loin des fumées d'usine et des émanations toxiques qu'il a trop souvent respirées au boulot, c'était un lieu où il était en communion avec les arbres et la nature.
Oui, il était fier de pouvoir nourrir sa famille avec ce qu'il produisait : je me rappelle le goût inimitable des tomates muries sur le pied, et les récoltes énormes de haricots verts qui donnaient tellement que ma mère n'arrivait pas à fournir en faisant des conserves maison, afin de ne rien perdre. Comme il y avait quelques fruitiers dans le jardin, pommes, poires, coings, cerises, etc ...(pour les confitures et compotes) ne manquaient jamais sur la table, pas plus que la bonne soupe de légumes l'hiver, réalisée avec potirons, courges, poireaux, pommes de terre, carottes, blettes, choux etc...de sa production.
Chez nous, pas de gaspillage, que ce soit alimentaire ou vestimentaire. Tout était utilisé et nous n'achetions que le strict indispensable. Nous vivions quasi en autosuffisance, car les moyens financiers de la famille n'étaient pas mirobolants, maman n'ayant eu un travail fixe et rémunéré régulièrement que pas mal d'années plus tard. Nous ne manquions de rien pourtant : quelques lapins nourris des épluchures de nos légumes et quelques poules pour les oeufs, voici ce qui composait notre environnement et complétait nos menus. Papa savait aussi faire le cidre, chaque année à l'automne : toute la famille était mobilisée pour le ramassage des pommes, pour le lavage des bouteilles, et plus tard pour la mise en bouteilles. A l'occasion il aimait aussi travailler le bois et l'osier (j'ai encore un exemplaire des petits paniers qu'il réalisait).
Lorsque j'étais jeune, j'ai eu beaucoup de mal avec la rigueur et le niveau d'exigence de mon père. Il n'était pas commode ni arrangeant, et ne savait pas manifester son contentement. Par exemple, je ne l'ai jamais entendu dire qu'une chose était bien, ou réussie, ou bonne : c'était juste "pas mal" ou "pas mauvais", notamment quand il s'agissait de nos résultats scolaires, au cas où on aurait voulu se reposer sur nos lauriers. Il était important, capital même, à ses yeux, que nous réussissions bien à l'école "pour avoir le maximum de chances plus tard". Avec ma soeur, nous n'avions pas notre mot à dire et il fallait filer droit : je n'ai eu le droit d'exprimer un avis (évidemment pas conforme au sien) que lorsque j'ai commencé à travailler. Et puis j'ai quitté le foyer familial, peu de temps après cela.
En plus des notions de solidarité et de partage, la seule véritable valeur qui l'animait, c'était le travail. C'est ainsi qu'il avait été élevé, sans tendresse, ni fioritures et c'est ce qu'il a reproduit avec nous. Nous ne sommes jamais partis en famille en vacances. Ses congés, il les passait au jardin, à construire une serre, ou à tester des greffes pour les arbres fruitiers, en plus des travaux habituels .
En fait la notion même de détente ou de loisirs lui était totalement étrangère. Par exemple, il aimait lire mais jamais je ne l'ai vu bouquiner tant qu'il était en activité. Lorsqu'il a pu prendre sa retraite par anticipation, bénéficiant d'une charrette de licenciement dans le cadre d'un plan social -il travaillait depuis ses 14 ans- je l'ai vu lire, beaucoup lire assis à la table du séjour et faire des mots croisés et des anagrammes, avec acharnement, cherchant à se cultiver et à s'instruire. Tant qu'il a eu des forces, il s'est occupé de son jardin sur l'intégralité de sa surface. Le jour où c'est devenu trop dur, il a tout arrêté d'un coup. Mais son moral s'en est terriblement ressenti, et il est devenu de plus en plus taciturne. En fait, il n'a pas accepté de ne plus se sentir "utile".
Toute sa vie, il a combattu le racisme, les injustices, l'obscurantisme, défendant de la même manière une jeune femme employée à la compta qu'un ouvrier algérien ou marocain. Profondément athée et même anticlérical, il a toujours considéré le genre humain dans sa globalité comme unique et respectable, quelque soit la couleur de peau, la religion, le pays d'origine et les convictions profondes de chaque individu. Il a d'ailleurs convolé avec ma mère d'origine italienne.
Ses dernières années de vie ont été pénibles pour lui car il ne se reconnaissait absolument pas dans ce nouveau monde "au capitalisme débridé". Ainsi de voir comment toutes les avancées sociales dûrement acquises par nos ainés ont été sabordées à une rapidité effarante, ou comment l'individualisme a fait des ravages parmi les petites gens, a hâté sa fin. A 93 ans, il ne voulait plus vivre et c'est un AVC qui l'a emporté en août 2019.
J'en termine-là avec cet hommage qui me remue beaucoup : si mon père était un sacré bonhomme pas toujours facile à vivre au quotidien (la fantaisie n'était pas son fort, heureusement que maman était toujours là pour arrondir les angles), j'éprouve toujours beaucoup de respect pour lui et infiniment de reconnaissance pour les valeurs d'humanité et de partage qu'il m'a inculquées. Il a honoré toute sa vie son métier d'ouvrier d'usine et je suis fière aussi de lui pour cela.
Merci Papa. Reposes en paix, je ne t'oublie pas.
(*) La gâle du ciment est une dermatite de contact absolument terrible, surtout sur les mains et les bras pour ce qui concerne mon père. Lorsqu'il avait une crise aigüe (plusieurs fois par an) sa peau se délitait totalement, il était comme brûlé vif ; ses mains étaient celles d'un écorché et il souffrait le martyr. Il a conservé toute sa vie les stigmates de ces crises sur sa peau quasiment devenue transparente au fil des années.
PS : Ne croyez pas que la situation de ma famille à la campagne était exceptionnelle ou misérable. Dans mon village, bien des foyers vivaient avec un seul salaire, et les familles souvent nombreuses se satisfaisaient de ce qu'elles produisaient, avec quelques animaux de basse-cour et un jardinet pour vivre. Les besoins d'alors étaient complètement différents.
3 février 2026
Des voeux très poétiques, de la part de Christophe
Comme je suis heureuse de recevoir ce courrier de la part de Christophe Renoux, essentiellement peintre mais également mosaïste, céramistes et autres talents. Il s'en dégage toujours beaucoup de douceur et de poésie, et cela fait particulièrement du bien, en ce moment.
J'avais fini par penser qu'il ne faisait plus du tout d'art postal où il s'est pourtant bien illustré, notamment en novembre 2007, car c'est à l'occasion de la 8e édition de la JMFTA où il était le récipiendaire désigné que j'ai commencé une correspondance avec lui, que nous entretenons depuis, avec fidélité, une à deux fois par an.
Christophe m'apprend qu'en hiver, il fuit son beau pays du Beaujolais trop froid et trop embrumé car il a besoin de la lumière dans son travail et se réfugie pour quelques mois dans le Midi. Moi, je suis charmée à chaque fois par la finesse de ses dessins et de ses couleurs et par la poésie de son univers où l'on retrouve des thèmes récurrents : par exemple celui d'Alice aux merveilles comme sa carte de voeux cette année, mais aussi de la grande Frida Kahlo, ou encore des petits couples amoureux comme ses petits marins, ou de personnages comme les Ménines tiré du tableau de Velasquez, ou encore pour son amour des chats.
Merci beaucoup pour tes bons voeux Christophe, je vois que nous n'avons pas rompu le fil de l'amitié ; je me rejouis de pouvoir continuer de loin en loin à t'envoyer de l'art postal.
31 janvier 2026
Pratiquons la résistance poétique et choisissons la vie, avec Aurélien Barrau
Pour l'ouverture de notre 3eme Agora, nous avons eu le plaisir de recevoir l'astrophysicien et philosophe Aurélien Barrau. Le changement de monde passera autant par la lutte que par la réinvention de notre rapport au monde. Un monde où le poète et l'ingénieur sont sur le même plan, où ils ne feront, peut-être plus qu'un. A (ré)écouter pour voir surgir devant nous un chemin digne d'être emprunté. Nous ne savons pas de quoi l'avenir sera fait, mais nous participerons de toutes nos forces à ce que subsiste encore ce qui mérite de vivre. Quoi qu'il arrive, de ça, nous pourrons être fiers.
Comme il est réconfortant d'entendre qu'il pourrait être possible d'avoir un autre avenir que celui qui nous est promis par tous les dominants de ce monde. Pour peu qu'on s'attarde sur une certaine idée de la beauté, comme Aurélien le démontre si bien.
29 janvier 2026
Une belle tronche de plus pour ma collection, de la part de Christian
Dernier courrier aujourd'hui dans la boite aux lettres. Oh la la.... cela commençe mal : quand j'aperçois le sachet transparent jaune de La Poste, c'est souvent parce que le contenu a été plus ou moins abimé lors de son acheminement.
Déjà un merle moqueur prêt à siffler le début du printemps, par Isabelle
Quel joli mail-art totalement artisanal reçu ce jour de la part d'Isabelle! Il est si joli!
Trinquons avec de l'eau potable à l'année nouvelle, de L'Être anonyme
Une très jolie enveloppe m'arrive de Bretagne, où l'amie Catherine s'est coulée dans la mode du Dry January* pour trinquer à la nouvelle année avec de l'eau potable.
Je te remercie chère amie de tes bons voeux, présentée d'une manière bien originale.
Je voudrai comme toi être optimiste en ce qui concerne l'eau potable, mais je me demande si celle que nous avons disponible au robinet est aussi saine qu'on veut bien nous le faire croire.
L'approvisionnement en eau véritablement potable au robinet est une vraie gageure, car si les normes véritablement adaptées à notre bonne santé étaient vraiment mises en place et respectées (combien de PFAS, et d'autres substances chimiques véhicule-t-elle dans beaucoup de régions françaises), nous n'en serions pas là... tout particulièrement en Bretagne où l'on connaît bien tous les dégâts provoqués par le rejets de l'élevage intensif dans les champs, dans les rivières jusqu'à la mer (et donc dans les nappes phréatiques).
Depuis plusieurs mois déjà, il existe des interdictions de consommer l'eau du robinet pour raison sanitaire dans de nombreux départements, où une distribution d'eaux en bouteille est organisée par les communes... mais avec ce que l'on sait maintenant du contenu de certaines eaux en bouteille** (qui coûte 100 fois plus cher que l'eau du robinet), on peut se demander où l'on va bientôt pouvoir boire de l'eau sereinement
Le bleu du Blue Monday pour les bons voeux de Claire
Aujourd'hui, parmi les nombreux courriers reçus, je trouve les bons voeux de Claire tout en bleu pour le Blue Monday*, jour désigné à la date du 3e samedi du mois de janvier comme étant le jour le plus déprimant de l'année!
Si je n'ai vraiment aucune sympathie pour tous ces slogans publicitaires qui nous lancent des injonctions à n'en plus finir pour chaque mois de l'année, j'approuve totalement la manière dont Claire a construit sa carte de voeux : avec une publicité de voiture, elle a composé tout un patchwork inscrit dans un cercle et cela est vraiment du meilleur effet.
26 janvier 2026
Deux coquilles peintes pour me présenter ses voeux, par Cathy
C'est à l'occasion du Projet "Conte et mail-art" lancée par l'amie Françoise Tournet dont vous avez pu suivre les péripéties sur ce blog que j'ai eu l'occasion de correspondre avec Cathy. C'est une artiste peintre et sa spécialité n'est pas l'art postal.
Mais aujourd'hui elle m'adresse à son tour ses bons voeux pour 2026, d'une si jolie façon que je ne peux que la partager ici, avec vous.
Tout d'abord j'ai trouvé dans ma boite aux lettres une enveloppe bien épaisse avec étiquette d'affranchissement : cela ne ressemblait à rien de connu, ni d'attendu. Mystère! Mais quand j'ai ouvert et déballé le papier bulle qui tenait le cadeau préciseusement emballé, voici ce que j'y ai découvert : outre une carte de voeux fabriquée maison, deux coquillages si joliment peints, l'un sur une Saint Jacques, l'autre sur une huitre.
Broderie main sur papier cristal, toute en bleue, d'Aude
Voici un bien chouette mail-art qui m'arrive de Bretagne : ma correspondante, Aude, a magnifiquement su jouer dans une belle harmonie avec le bleu du timbre, celui du ruban de satin, et les points de tige qu'elle a brodé sur une ancienne enveloppe en papier cristal .
Rehausser la fleur étoilée de quelques points jaune pour le coeur, et parsemer un peu de rose pour rappeler la bordure de la zone adresse est une belle idée, avec l'utilisation en plus de quelques paillettes, bleues elles-aussi.
Courrier d'Ukraine tardivement reçu mais rassurant, de Lubomyr
Merci Lubomyr de ce courrier, un autre est déjà parti vers toi pour la nouvelle année, j'espère qu'il t'arrivera bien vite.
24 janvier 2026
Mon blog d'art postal fête ses 10 ans : merci à vous tous!

23 janvier 2026
Les voeux questionnants de Daniella pour l'année 2026
Dans la boite aux lettres ce jour, j'ai aussi trouvé une carte originale pour les bons voeux de Daniella.
Pour la réaliser, Daniella a exploité une photo particulièrement éloquente : "Y a quelqu'un ?" qui lui semble tout à fait poser la bonne question concernant la gouvernance actuelle de notre pays ... tout part tellement à vau l'eau, qu'on se demande s'il y a encore un pilote dans l'avion, ou un capitaine pour tenir le gouvernail de notre bateau qui prend de plus en plus l'eau.
Les voeux d'Eric et son hommage à Ambroise Croizat, le père de notre Sécurité Sociale
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| Ambroize Croizat était appelé par les français le 'Ministre des Travailleurs' |
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| Antimilitariste notoiren Ambroise Croizat aurait certainement approuvé le mantra d'Eric selon lequel les armées détruisent notre planète. |
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| Ambroise Croizat (1901 -1951) |




































