
Dentellebleue s'éclate avec le mail-art
Blog d'art-postal, essentiellement textile , créé pour satisfaire toutes mes envies de couture, broderie, embellissement, collages et autres fantaisies... en les appliquant aux univers riches et variés induits par les timbres postaux. Il peut m'arriver d'y noter mes coups de coeur pour des expositions ou des artistes, sources d'inspiration ou d'émotions. BIENVENUE!
24 janvier 2026
Mon blog d'art postal fête ses 10 ans : merci à vous tous!

23 janvier 2026
Les voeux questionnants de Daniella pour l'année 2026
Dans la boite aux lettres ce jour, j'ai aussi trouvé une carte originale pour les bons voeux de Daniella.
Pour la réaliser, Daniella a exploité une photo particulièrement éloquente : "Y a quelqu'un ?" qui lui semble tout à fait poser la bonne question concernant la gouvernance actuelle de notre pays ... tout part tellement à vau l'eau, qu'on se demande s'il y a encore un pilote dans l'avion, ou un capitaine pour tenir le gouvernail de notre bateau qui prend de plus en plus l'eau.
Les voeux d'Eric et son hommage à Ambroise Croizat, le père de notre Sécurité Sociale
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| Ambroize Croizat était appelé par les français le 'Ministre des Travailleurs' |
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| Antimilitariste notoiren Ambroise Croizat aurait certainement approuvé le mantra d'Eric selon lequel les armées détruisent notre planète. |
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| Ambroise Croizat (1901 -1951) |
22 janvier 2026
Composition végétale haute en couleurs, de Patricia
Déclinaison de bleus, pour un totem très généreux, de Jean-François
Pas de doute sur l'expéditeur de cette missive! C'est l'artiste Jean-François Rieux qui répond à mes voeux, à coup sûr.
Sur l'enveloppe, en plein centre, et en trois nuances de bleu, un nouveau totem : j'imagine ici une grande prêtresse si généreuse qu'elle ouvre largement ses bras et offre ses mains et son regard à toute l'humanité
J'adore le courrier que je reçois de Jean-François, représentant toujours des figures symbolico-tribales, qu'il dessine avec finesse et talent généralement au bic bleu, plus rarement en couleurs. Il appelle cela ses "gribouillages", il est bien trop modeste. J'ai la chance de pouvoir échanger avec lui depuis que je l'ai rencontré en mars 2022 au dernier Festival du Mail-Art organisé par l'Ancienne version de l'Association Une Vie un Arbre. C'est un grand artiste et je suis très honorée de recevoir ses dessins.
Flocage et neige, pour les bons voeux de Fabienne
Merci beaucoup Fabienne pour cette carte de voeux, comme toujours fort originale.
Triptyque gagnant pour les bons voeux 2026 de Pascale
21 janvier 2026
D193 - Deux P'tits loups m'apportent les bons voeux de Michèle
Waouh! Quelle jolie réponse à ma carte de voeux lupine!
Michèle a choisi l'effet boomerang, pour illustrer sa jolie carte de voeux aux tons très hivernaux avec un couple de doudous en forme de "P'tit Loup" suivant le modèle du héros des histoires enfantines.
Je suis très touchée par les attentions qu'elle a pour moi avec le morceau de dentelle ancienne, le timbre sur l'ours polaire en difficulté sur la banquise qui s'amoindrit, et le bleu glacé du fond.
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| la photo des p'tits loups doudous a été publiée initialement sur le blog d'une couturière |
Merci infiniment pour tes bons voeux, Michèle, ils me font extrêmement plaisir. Je ne doute pas qu'en cette année nouvelle où tu vas pouvoir disposer librement de ton temps, tu vas trouver rapidement de quoi t'occuper et te distraire.
19 janvier 2026
2026, année à marquer d'une pierre blanche? de la part d'Eric
Ce petit caillou glané sur l'Ile de Ré m'en envoyé par Eric dans une boite à camembert et a voyagé très rapidement jusqu'à Massy.
Devenu tête d'une sirène grâce à son opulente chevelure d'algue fine, il est chargé d'un fort symbole, celui de faire de ce nouveau millésime une année exceptionnnelle, à marquer d'une pierre blanche.
T199 - La condition féminine dans les voeux de Cécile
Quel plaisir de recevoir un courrier de Cécile! Toujours engagée pour soutenir la cause féminine, j'y retrouve ce pourquoi elle s'est toujours battue, sur cette enveloppe bien colorée.

S'il reste encore des progrès à faire, la condition féminine a évolué depuis la marche des femmes de 1789Qu'est ce que le "biais de notoriété" ? : la neurobiologiste Samah Karaki nous explique ce piège cognitif
Dans sa chronique du 18 janvier dans La Dernière sur Radio Nova, Samah nous éclaire scientifiquement sur la manière dont notre cerveau fonctionne et réagit à la masse d'informations qu'il reçoit. En voici la transcription écrite de son intervention au Théatre de l'Européen.
Alors voilà donc je vais vous parler d'un biais cognitif qu'on appelle « le biais de notoriété ».
Comment ça marche ? Dans une expérience menée à l'université de Yotborg, des participants observant des images strictement identiques. La seule différence tenait à l'étiquette. Certaines œuvres étaient attribuées à Rembrand ou Picasso, d'autres à des artistes anonymes. Résultat, lorsque l'image était signée, le cerveau s'emballe. Les circuits de la récompense, de la mémoire contextuelle, de l'attention fusent dans tous les sens. Le plaisir esthétique ne venait pas de ce qui était vu, mais de ce de ce qui était cru.
Même scénario avec Han van Meegeren, faussaire génial des années 30. Ces faux Vermeer furent admirés, expertisés, aimés jusqu'au jour où l'imposture fut révélée, les mêmes tableaux sont devenus soudain maladroits, lourds et gênants. Rien n'avait changé sur la toile. Tout avait changé dans la tête. C'est ça le biais de notoriété.
Plus nous sommes exposés à une forme, plus elle nous paraît crédible, légitime et digne de confiance. Pourquoi ? Parce que dans un environnement culturel saturé, l'attention est une ressource rare. Trop de livres, trop de visages, trop d'opinions. Le cerveau panique un peu. Alors, il s'accroche à ce qu'il connaît déjà. Le familier devient confortable, le confortable devient vrai.
Attention, car ce biais fonctionne même lorsque le contenu nous déplaît. Une figure déjà connue inspire plus de crédibilité qu'une voix nouvelle, même si elle raconte n'importe quoi, mais avec aplomb. La notoriété agit comme une autorité émotionnelle. Elle réduit l'effort cognitif. Le cerveau préfère alors le déjà vu à l'inédit, surtout quand l'inédit demande de réfléchir.
Alors maintenant que ceux qui croient que la science n'est pas politique se sont endormis, je vais vous dire comment l'extrême droite utiliser ce biais pour gagner la bataille culturelle. Dans le haut des stands des rayons de la Fnac, des Relay de la gare, dans les recommandations de Cultura , sur les plateaux du journal de 20 heures, ce sont toujours les mêmes visages. Des figures d'autorité déjà consacrées, souvent réactionnaires, parfois ouvertement racistes, présentés comme des essayistes, des voix qui dérangent, ou formule magique, des auteurs à succès.
À force d'être là, ils deviennent des meubles cognitifs. On les écoute plus vraiment mais on les reconnaît. Et rappelez-vous ce que le cerveau reconnaît plus vite, il le juge plus vrai. Le mécanisme est simple, si un quelqu'un est invité partout c'est qu'il est important, et s'il est important c'est qu'il a de à dire, et s'il a des choses à dire, alors autant l'écouter. (cqfd neuronal).Mais ce n'est que la première couche. La seconde est encore plus savoureuse. Si la notoriété fonctionne si bien, c'est qu'elle s'appuie sur le besoin du cerveau de voir du sens partout. Le cerveau adore croire qu'il ya quelqu'un derrière chaque signe, une volonté, une vision, une destinée. C'est pour ça que nous aimons croire que tout arrive pour une raison et que si vous avez croisé une personne dans la rue, c'est parce que vous avez pensé à elle la veille. Alors que souvent les choses arrivent sans raison, sans origine causale parce que c'est comme ça. Mais on cherche du sens car le hasard nous trouble.Dans l'espace médiatique, ce biais est exploité à plein régime via les histoires que les figures d'autorité racontent sur elles-mêmes. Et là miracle, les politiciens se mettent à écrire des biographies. Jordan Bardella publie un livre, Marion Maréchal, Éric Zemmour, Matthéo Salvini, racontent qu'ils ont souffert, qu'ils ont douté, qu'ils ont échoué, qu'ils ont été incompris et qu’ils sont prêts aujourd'hui à tout casser.C'est le storytelling entrepreneurial appliqué à la politique. L'échec devient une épreuve initiatique, la difficulté, une preuve de caractère, une validation cosmique. « Si j'ai réussi malgré tout, c'est que j'étais destiné à réussir. Et si je suis là aujourd'hui, c'est que j'ai quelque chose d'essentiel à dire au pays ». Le collectif disparaît, les structures sociales s'évaporent, reste un héros solitaire face à l'adversité.Jobs, Musk, Bezos, Gates, Zemmour, Bardella, même recette, même moule narratif. Le système fabrique des figures d'autorité comme il fabrique des marques. Le problème, c'est que ces figures saturent notre espace perceptif. À force de les voir toujours partout expliquer comment ils ont souffert avant de triompher, on croit encore débattre d'idées alors qu'on ne fait que de s'habituer à des visages. Et le piège, c'est que pour le cerveau, le familier, c'est déjà à moitié vrai.On ne se libère pas individuellement de ces biais. Le regard est calibré avant même que nous ayons un avis. Les figures d'autorité traversent nos perceptions, orientent nos émotions. Même quand on croit résister, on reconnaît. Et reconnaître, c'est déjà céder un peu. La réponse ne peut donc pas être seulement morale, elle est quantitative. Tant que les médias le permettent encore, il faut les inonder autrement. Il faut détourner notre attention, la contaminer d'autres figures collectives sans que ce soit des figures d'individus méritocrates.Je pense aux paroles du vidéoaste Léo Lorini qui appelle à utiliser le contrepouvoir des réseaux sociaux pour propager d'autres récits, multiplier les voix, les analyses, les œuvres, rendre familier d'autres noms, d'autres pensées, d'autres histoires.Je rajouterai aux espaces numériques, les espaces réels, les théâtres, les salles de spectacles, les cafés, les parcs, les rues où on peut créer du sens commun. Non pour produire de nouveaux héros, mais pour empêcher certaines figures de devenir des évidences.Et la télé, on fait quoi de la télé ? Est-ce qu'on la jette ? Pas indispensable. On peut l'utiliser comme un miroir pour se coiffer, un tabouret. On peut criser et creuser au milieu, la vider et hop, vous avez un casque d'astronaute. Mais en vrai, chacun est libre de ce qu'il fait chez lui.
Mais l'important, c'est de réaliser que ce que la culture répète, le cerveau consolide.
Comme l’attention est un champ de bataille décisif, laisser toujours les mêmes la monopoliser, c'est déjà leur concéder une victoire.
16 janvier 2026
T198 - Suivre Idéfix pour s'engoufrer dans l'année 2026, par Philippe
Il n'y a pas de doute, quand c'est un dessinateur qui vous écrit, cela se voit au premier coup d'oeil. Aujourd'hui, c'est bien Philippe qui m'adresse ses bons voeux (le papa de Fildefer, pour ceux qui connaissent) et cela me touche beaucoup. J'admire son talent.

Je vois souvent passer ses petits personnages sur Instagram. Un grand merci à toi, Philippe, de me faire l'honneur de tes dessins, et de tes petits personnages, globuleux, hauts en couleurs : c'est tout plein de gaité et il nous faut bien cela pour tenir le cap, car dès les premiers jours, 2026 nous a déjà mis le coeur et la tête à l'envers.
Des voeux 2026 en étoile, de la part de Michèle
Oh que voilà une manière bien originale et gaie de présenter ses voeux ! Et c'est Michèle de l'Isère qui a trouvé cette idée géniale.
Voici ce que je peux lire sur la première face, en tournant les branches de l'étoile : " Une étoile, symbole de lumière pour t'accompagner, tout au long de l'année dans la joie et le respect de chacun, et que la nature soit notre alliée et pilier de nos ressourcements".
Les bons voeux calligraphiés de Michel
Pour ceux qui ne s'en souviendraient plus, Michel est le calligraphe et enlumineur qui nous a tous sollicités l'an passé, pour le premier concours d'art postal qu'il organisait au sein de l'Association Rochefort Accueil.
Comme j'ai bien apprécié nos échanges de l'été passé et participer à son premier concours avec plusieurs envois, je lui avais adressé mes meilleurs voeux en lui demandant s'il recommencerai en 2026 l'expérience.
Et dans sa réponse, outre ses meilleurs voeux présentés comme le fit Jacques Brel il y a déjà quelques années...
“Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure. à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. “
Les vœux de Jacques BREL, 1er janvier 1968 (Europe 1)























