16 janvier 2026

T198 - Suivre Idéfix pour s'engoufrer dans l'année 2026, par Philippe

Il n'y a pas de doute, quand c'est un dessinateur qui vous écrit, cela se voit au premier coup d'oeil. Aujourd'hui, c'est bien Philippe qui m'adresse ses bons voeux (le papa de Fildefer, pour ceux qui connaissent) et cela me touche beaucoup. J'admire son talent.  

On voit immédiatement comment en deux coups de feutre, il vous pose une situation tout à fait explicite et raccord avec le timbre. Cette manière de croquer pourrait tout à fait  figurer dans de la bande dessinée mais je ne sais pas s'il pratique aussi cette discipline.


Je vois souvent passer ses petits personnages sur Instagram. Un grand merci à toi, Philippe, de me faire l'honneur de tes dessins, et de tes petits personnages, globuleux, hauts en couleurs : c'est tout plein de gaité et il nous faut bien cela pour tenir le cap, car dès les premiers jours,  2026 nous a déjà mis le coeur et la tête à l'envers. 

Des voeux 2026 en étoile, de la part de Michèle

Oh que voilà une manière bien originale et gaie de présenter ses voeux ! Et c'est Michèle de l'Isère qui a trouvé cette idée géniale.

Voici ce que je peux lire sur la première face, en tournant les branches de l'étoile : " Une étoile, symbole de lumière pour t'accompagner,  tout au long de l'année dans la joie et le respect de chacun, et que la nature soit notre alliée et pilier de nos ressourcements".

Sur la seconde face sont matérialisés par des icônes ses souhaits pour 2026, à savoir :  l'évasion (évocation d'un voyage avec les bulbes des églises moscovites), la protection (grâce à un totem bienveillant), la nature (la présence d'un cerf), la douceur de la musique (le chant d'un rouge-gorge) les couleurs et la joie avec la douceur du tissu.

Merci vraiment Michèle, pour cette belle attention, et bravo à toi d'avoir encore suffisamment de  créativité pour trouver une nouvelle manière originale de présenter tes voeux. 

Les bons voeux calligraphiés de Michel

Pour ceux qui ne s'en souviendraient plus, Michel est le calligraphe et enlumineur qui nous a tous sollicités l'an passé, pour le premier concours d'art postal qu'il organisait au sein de l'Association Rochefort Accueil.

Comme j'ai bien apprécié nos échanges de l'été passé et participer à son premier concours avec plusieurs envois, je lui avais adressé mes meilleurs voeux en lui demandant s'il recommencerai en 2026 l'expérience.


Et dans sa réponse, outre  ses meilleurs voeux présentés comme le fit Jacques Brel il y a déjà quelques années...

“Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns.
Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier.
Je vous souhaite des passions. Je vous souhaite des silences.
Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants.
Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir.
Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque.
Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure. à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille.
Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable. “
Les vœux de Jacques BREL, 1er janvier 1968 (Europe 1)

dont je le remercie vivement, Michel me donne rendez-vous au prochain concours! Affaire à suivre, donc!

T197 - Le chat d'Agnès Varda, pour les voeux de Marc

Avec Marc, nous partageons l'amour des chats. Grosse différence néanmoins, Marc sait dessiner et peindre avec talent, ce qui n'est pas du tout mon cas. 

Aujourd'hui il vient me présenter ses voeux avec une enveloppe tout à fait bricolée maison : avec trois pages d'un vieux livre désuet de récup. il fait un grand format, en trois coups de feutre ;  il y dessine un bon gros matou, comme les aimait Agnès sur le timbre. Après un savant pliage et l'application d'un petit faux-timbre d'artiste à la gloire du chat, l'enveloppe est déjà prête à partir.



Bravo l'Artiste! Tu arrives à me surprendre toujours. Merci pour tes bons voeux et à de prochains échanges dans nos boîtes à lettres.

Nature invisible, pour les voeux 2026 d'Isabelle

Comme cela me fait plaisir de recevoir des nouvelles globalement positives d'Isabelle.  Cela faisait un bon moment que je ne voyais plus rien passer d'elle, tant en peinture et dessins sur instagram que dans l'art postal. A sa décharge,  avec un nouveau déménagement à gérer pour s'implanter dans une ville nouvelle, une grande ville comme Limoges, et avec une prise de fonction délicate à mener, je comprends bien qu'elle avait d'autres chats à fouetter.

Voici donc ses bons voeux présentés dans  une enveloppe énigmatique, mais j'imagine que c'est pour signifier à quel point la nature est devenue une quantité négligeable dans les préoccupations de nos compatriotes alors qu'elle est la mère de tout.

 

Merci pour tes bons voeux, Isabelle, je te souhaite une bonne route pour 2026 dans tes nouvelles fonctions, qui pour être lourdes, ont l'air d'être fort intéressantes!

Kachinas : poupées représentant les esprits dans la mythologie des peuples Hopi et Zuni, pour Eric

Sachant combien Eric apprécie tout ce qui est relatif à l'art précolombien, et comme de mon côté,  ce sont les peuples premiers qui m'intéressent, j'ai marié nos deux thèmes avec cette enveloppe que je lui adresse pour son anniversaire. 

photos publiées  dans Gazette Drouot avec quelques pièces de la collection de Jean Pierre Morin : de gauche à droite /  ZUNI, Nouveau-Mexique, États-Unis, années 1940. Figure kachina Oiseau géant - Shalako, bois sculpté et peint, tissu, carton, laine, fourrure /  HOPI,  Arizona, États-Unis, années 1920. Figure kachina du Nouveau Maïs – Poli Sio Hemis Katsina (variante), bois sculpté et peint, plumes, h. 35 cm.


Groupe de Katchinas peint en 1933 par Waldo Mootzka (tempera sur crayon, sur papier chamois)

Que sont les Kachinas? 

Les kachinas ou katchinas (parfois retranscrits Katsina, au pluriel : Katsinam) sont des esprits dans la mythologie des Hopis et Zuñis du Nouveau-Mexique et de l'Arizona, dans le Sud Ouest des États-Unis. Esprits du feu, de la pluie, du serpent, ou encore esprits farceurs, espiègles, bienfaisants ou malfaisants, ils constituent en sorte un inventaire du monde visible et invisible. Six mois par an, à l'occasion de fêtes rituelles, ces esprits s'incarnent dans des danseurs masqués et vêtus de vêtements de circonstances. 

Des poupées de bois peintes de vives couleurs, également nommées kachinas et représentant ces danseurs, sont offertes aux enfants, à l'issue des fêtes, pour qu'ils se familiarisent avec le monde des esprits.

Origine du riteClaude Lévi-Strauss nous renseigne sur le mythe des katchina :  « Les katchina sont les âmes des premiers enfants indigènes, dramatiquement noyés dans une rivière à l'époque des migrations ancestrales. [...] Quand les ancêtres des indiens actuels se furent enfin fixés dans leur village, le mythe rapporte que les katchina venaient chaque année leur rendre visite et qu'en partant, elles volent les enfants. Les indigènes, désespérés de perdre leur progéniture, obtinrent des katchina qu'elles restassent dans l'au-delà, en échange de la promesse de les représenter chaque année au moyen de masques et de danses. »

Pour Claude Lévi-Strauss, ce rite relève de l'initiation, les enfants ne doivent pas reconnaître leurs parents ou familiers sous les masques de ces esprits venus les récompenser pour leur bonne conduite. Si les enfants sont exclus de la caste des initiés que sont les parents qui mettent en place la mystification, c'est, explique l'ethnologue, « parce qu'ils sont les katchina [...]. Leur place est ailleurs, non pas avec les masques et les vivants, mais avec les Dieux et les morts ; avec les Dieux qui sont morts. Et les morts sont les enfants ». De non-initiés, les enfants prennent ainsi le rôle de « super-initiés » car la dualité entre initiés et non-initiés appelle la réciprocité et « si ce sont les initiés qui personnifient les fantômes des morts pour épouvanter les novices, c'est à ceux-ci qu'il appartiendra, dans un stade ultérieur du rituel, de les disperser et de prévenir leur retour »

Confection : Leur confection commence par la recherche d'une racine de peuplier américain (cottonwood). Les premières kachinas, les Püch tihu, étaient plates et d'un seul tenant : les bras faisaient partie intégrante du tronc et les jambes étaient inexistantes. Des transformations ont eu lieu à partir de 1870, notamment la séparation des membres inférieurs, l'apparition d'avant-bras. Année après année, les modifications se sont affinées pour aboutir aux poupées modernes, fidèles imitations des danseurs masqués, comme celles qui sont exposées dans les musées américains du Sud-Ouest des États-Unis (Heard Museum de Phoenix et Museum of Northern Arizona de Flagstaff).

L'évolution des poupées kachinas est en rapport avec l'âge de l'enfant qui la reçoit. Pour un nourrisson elle est sculptée dans un bloc, plate sans bras et parfois recouverte de sucre et au fil des années la poupée devient plus élaborée, plus précise.

Peinture : La peinture des kachinas est d'importance car les coloris sont associés aux six points cardinaux : le nord est figuré par le jaune, l'ouest par le bleu-vert, le sud par le rouge, l'est par le blanc, le zénith par le noir, le nadir par le multicolore ou le gris. Un ton peut symboliser la provenance de l'esprit kachina, un autre révèle sa fonction, un troisième témoigne de son appartenance à tel ou tel groupe d'esprits. Quant aux accessoires, ils sont la touche finale du créateur. Les plumes en sont l'ultime ornement. Le commerce aurait pu, en la banalisant, transformer la poupée kachina en un gadget mais ce n'est pas le cas. Le tihu reste le lien qui unit les Indiens à la terre de leurs ancêtres et le danseur kachina conserve son rôle d'éducateur privilégié et de gardien de la culture des Hopi et Zuni.

Polémique autour des ventes de Kachinas
Pour les communautés d'Arizona, la représentation publique de kachinas est offensante et irrespectueuse.En avril 2013, 70 kachinas ont été vendues aux enchères pour un montant de 930 000 euros. La nation des Hopis a tenté d'interdire la vente et émis de nombreuses protestations, avec le soutien de Robert Redford, qui a qualifié la vente de « geste criminel ». Lors de cette vente, Pierre Servan-Schreiber et Richelle Dassin, sœur de Joe Dassin, ont acquis deux kachinas, qu'ils ont ensuite restituées aux Hopis.
En décembre 2013, les Hopis et l'ONG Survival International ont saisi la justice française pour interdire la vente d'objets sacrés prévue en décembre à Paris
(Source Wikipédia)
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Il est tout à fait exact que le commerce de ces objets acquis (comment?) par des collectionneurs fait beaucoup d'envieux. J'ai eu connaissance de l'existence de ces figurines, sur la Gazette Drouot (*) qui a pour spécialité de vendre des objets d'arts aux enchères. Et quelques semaines après avoir annoncé la dispersion d'une collection extraordinaire de plus de cinquante pièces,   elle annonce que les enchères pour les kachinas Hopi et Zuni se sont envolées.

Encore une fois, on voit comment les "explorateurs" de tout poil ont pu spolié les peuples premiers de leurs objets de culte et autres traditions se rapportant à l'essence même de leurs origines. De telles pièces devraient être rendues à leurs légitimes propriétaires ou si ce n'est vraiment pas possible, figurer dans un Musée consacré à ces populations natives,  pour que chacun puisse y avoir un accès libre, dans un souci de mieux appréhender tout ce que ces peuples ont à nous apprendre. 

Ce n'est sûrement pas la "propriété" de ces objets par quelques collectionneurs privés qui ne savent plus où placer leur fric qui va permettre aux générations futures de prendre connaissance des rites des peuples amérindiens Hopi et Zuni. 

(*) j'ai pris un abonnement depuis deux ans, pour avoir sur du beau papier glacé des photos d'objet d'art et de collection, afin de pouvoir avoir de la matière pour mail-arter

Amatrice de jardin et de fleurs, du vert et du blanc pour célébrer Chantal en janvier

Après avoir beaucoup galéré pour trouver à faire de façon originale une carte d'anniversaire, comme  expliqué sur l'article précédent, l'inspiration m'est venue d'un coup, grâce à la combinaison fortuite entre le tissu vert d'une taie d'oreiller ancienne et le timbre noir et blanc sur le centenaire des mots croisés en France que je n'avais pas encore réussi à utiliser.

Photo d'un perce-neige (Galanthus nivalis) ayant percé la neige trouvée sur Wikipédia
J'en ai profité pour mettre à l'honneur les passions et les coups de coeur de Chantal, en croisant les mots qui la définissent vraiment à mes yeux : j'ai associé le vert des jardins et des plantes qu'elle affectionne tout particulièrement, sans oublier les fleurs matérialisées ici par des extraits de dentelles anciennes, afin de souhaiter un très bel anniversaire à cette copinaute et mailartiste de grand talent. 

A chacune de tes créations, tu me régales tellement! Je te souhaite une merveilleuse journée d'anniversaire, bien fêtée et bien entourée, chère Chantal. La date exacte sera sûrement passée, mais j'ose espérer  que cette carte d'anniversaire textile t'arrivera sans trop de délais et en bon état. 

Happy Birthday, Chantal!

La neige et le vert de la nature suisse, pour fêter Nadine

Après avoir terminé une grosse série pour les voeux 2026, j'étais en difficulté pour rassembler mes idées, assommée aussi comme beaucoup par l'actualité depuis le début de l'année.

Je cherchais en pure perte l'inspiration, sachant très bien que j'ai trois amis mailartistes qui sont des capricornes de janvier, tout comme moi ; et si je voulais leur faire quelque chose de convenable, dans les délais, il valait mieux que je me recentre....bref, beaucoup d'essais infructueux et rien de formidable....jusqu'à ce qu'une taie d'oreiller ancienne que j'utilisai encore se déchire  "cuite" par trop de séchages à la machine.

Sa couleur ne m'est pas familière, alors j'ai cherché ce qui pourrait aller avec dans ma boite à timbres, où certains sont en dormance faute d'avoir trouvé comment les utiliser ... et là  tilt !

Leucojum vernum, nivéole de printemps, cousine du perce-neige- photo de Anita / flickr.com)

L'hiver à Chateau d'Oex - carte postale ancienne collée au verso de ma carte textile

Le vert est la couleur dominante de la Suisse avec l'ensemble de son territoire montagnard, la plupart du temps, sauf à cette époque de l'hiver où c'est le blanc de la neige qui domine. Et j'imagine qu'en ce moment c'est le cas sur le Pays d'En-Haut où réside ma correspondante Nadine, passionnée de nature, d'art et très très créative.

Inspirée par le timbre sur le centenaire des mots croisés en France, j'ai eu envie de croiser les mots qui la définissent à mes yeux : chère Nadine, je suis très heureuse de te souhaiter un très bel anniversaire avec tout plein de fleurs et toute mon amitié.

Je t'en souhaite une très bonne réception. Happy Birthday!

15 janvier 2026

Les voeux très imagés d'Emmanuelle : une ode à la vie!

Quelle enveloppe gaie et très colorée dans ma boite au lettres aujourd'hui, elle vient pourtant de me parler de la mort mais aussi de la vie !

Emmanuelle me présente ses voeux pour l'année nouvelle d'une bien jolie façon en illustrant toutes les expressions populaires ou dictons en rapport avec le fait de mourir. Et moi j'ai droit à "Plier l'ombrelle", expression qui m'était jusqu'à ce jour totalement inconnue. 

Je crois que je vais attendre encore un peu, car je ne suis pas forcément  pressée de la plier mon ombrelle ; par contre je vous encourage à lire dans le détail la documentation jointe, fort intéressante! le nombre incroyable de manières de dire de quelqu'un qu'il est mort sans pour autant prononcer le mot fatidique. 


Comme vous pouvez le lire Emmanelle m'apprend que nous n'avons été au total que 34 mail-artistes à répondre à son appel à mail-art de  fin d'année dernière, dont le sujet "Poste Mortem" en a rebuté beaucoup. Elle me qualifie au passage de "téméraire mailartiste" car j'ai abordé ce sujet-là, comme un autre, car le mot n'a aucune raison de faire peur, d'autant que la mort fait aussi partie de la vie. 

Mais dans notre société rivée sur la performance et le jeunisme, on ne veut pas voir les personnes vieillissantes directement concernées, ni parler de la mort : pour s'en convaincre s'il en était besoin, il n'y a qu'à regarder  comment sont traités les personnes agées dans notre pays!

Merci beaucoup Emmanuelle, je peux imaginer combien ton nouveau métier te comble!  Merci pour ton humour et ta positivité et ....Gracias à la Vida !

13 janvier 2026

Tout le plaisir de l'art postal en quelques livres : de quoi entretenir une jolie correspondance!

Aujourd'hui j'ai eu l'immense plaisir de recevoir un beau cadeau, une vraie surprise,  de la part d'un mail-artiste ami, que je remercie encore vivement.

C'est une publication qui vient en complément de la "correspondance de Sabine et Griffon" concocté par le graphiste Nick Bantock. En fait, c'est un carnet d'adresses qui va me permettre de pouvoir écrire (au crayon à papier) dans un joli repertoire les adresses de mes correspondants qui ne figurent actuellement que dans mon ordinateur. 


Personne ne parle mieux qu'Eric de cette correspondance fameuse entre Sabine et Griffon, avec les trois volumes présentés en détail sur son blog!  

Et bien entendu, déjà tentée une première fois lorsque j'avais pris connaissance de son article, je n'ai pas résister cette fois-ci, car je vais compléter le cadeau en m'offrant pour mon anniversaire la trilogie complète. Soyons fou, j'y ai même rajouté le premier tome d'une nouvelle trilogie, à savoir Le Griffon - Où L'on Redécouvre L'extraordinaire Correspondance De Sabine Et Griffon

A réception, ces quatre volumes viendront enrichir le coin "art postal" de ma bibliothèque qui comporte actuellement les livres présentés ci-dessous, que j'ai acquis au fil du temps. 


Qu'on soit en panne d'inspiration ou simplement désireux de se rafraîchir l'esprit, c'est toujours plaisant de pouvoir retrouver la fantaisie et la créativité débordante de nombreux artistes et mail-artistes.

T196 - Deux oiseaux égarés dans un paysage de neige, de Chocolatine & Stooby

Coincées plusieurs jours dans le verglas et la neige, mes correspondants ont été inspiré par la situation pour m'adresser leurs voeux les plus chaleureux pour l'année nouvelle. 

Ceci les a amené à créer à partir d'une ancienne carte postale ce mail-art de froidure et de neige où deux oiseaux  se sont égarés sur les branches des arbustes couverts d'une gangue de glace, et donc totalement hostiles pour eux à cette période de l'année. 
Bravo pour la mise en scène avec deux timbres du Canada représentant  geai bleu et  gros-bec errant et merci beaucoup à tous les deux pour vos bons voeux. 

12 janvier 2026

Les voeux 2026 d'Isabelle, directement présentés par Léon, le mouton qui....

Oh comme c'est beau! Merci Isabelle de ce beau cadeau que tu me fais pour la nouvelle année!

La carte est réalisée comme un patchwork avec des bandes de tissus différentes pour le fond et pour le tour, et surtout avec semis de feuilles d'automne brillantes de gelée d'où surgit la tête de Léon, vous savez, Léon le mouton qui ne voulait pas finir dans une assiette!


Et à l'intérieur de l'enveloppe, Isabelle l'infatigable reine du crochet m'adresse un très beau flocon à accrocher l'an prochain dans le sapin avec grand plaisir. Merci infiniment Isabelle, c'est très très réussi. Bravo l'artiste!

Voeux 2026 en bleu et blanc, de France

Sur un fond cartonné enrichi d'un flocon découpé dans un papier gaufré, d'un collage d'une photo de fleur en tissu avec des perles ajoutés, et traversé d'un morceau de dentelles blanche et dorée, je reçois aujourd'hui les bons voeux de France qui me parviennent depuis la Haute-Garonne.

Merci pour ces souhaits de bonne année. Que 2026 te soit douce!

16e JMFTA : Robert Badinter, l'homme juste, de Michel

Décidement, la Poste fait du ménage dans ses envois non distribués.

Voici le 2e envoi que Michel Charret m'a adressé pour la dernière JMFTA, pourtant envoyé le 20 novembre comme celui sur Claudia Cardinale, il me parvient aujourd'hui, 52 jours plus tard. Enfin, puisqu'il s'agit d'un courrier avec "affranchissement insuffisant,à taxer", on ne peut pas se plaindre, n'est ce pas?
Merci Michel pour ce deuxième courrier, où là encore Robert Badinter est représenté à la puissance 2, mais c'était un homme au rayonnement et à la pensée tellement grands que cela n'est pas du tout un problème. 

11 janvier 2026

Plus que jamais en 2026, l'action de la CIMADE est indispensable pour une résistance collective à l'intolérable.

Devant la haine déversée à longueur de temps en France à propos de l'exilé, de l'étranger, ou du réfugié, il est plus que nécessaire de réaffirmer notre humanité, et d'écouter les mots qui accompagnent la Cimade, slamés par  l'artiste Lémofil (que je découvre).

Vidéo institutionnelle publiée le 9 janvier sur la chaine Youtube de la Cimade

Écrite et interprétée sous forme de slam par l’artiste engagé Lemofil, et produite par le Studio Polaire, cette vidéo marque le début de l’année 2026 en retraçant l’histoire de La Cimade et en affirmant sa vision : une résistance collective face à l’intolérable. Elle met à l’honneur l’engagement des plus de 2 700 bénévoles, ainsi que celui des salarié·e·s de l’association, qui agissent au quotidien partout en France.À travers cette vidéo, La Cimade réaffirme ses principales revendications pour l’égalité des droits et pour un changement de paradigme des politiques migratoires, en faveur de l’accueil et de l’hospitalité.

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Chanson de la CIMADE 

1939 l’Europe sombre dans le chaos
Se déroulent de grandes persécutions
Des exils pour éviter le tombeau
La CIMADE ce sont des volontaires
Solidarité est leur mission
Aider au-delà de toute frontière
Peu importe la langue, la religion
Il faut résister, il faut tenir
Apporter de l’aide dans les camps
Chaque geste semble bien trop petit
Mais l’espoir deviendra grand

Après la guerre, à qui le tour ?
Ce n’est pas la fin de la haine
Pour les exilés, les mêmes discours
Les mêmes insultes qu’on assène.
Pourtant simplement il suffit de se regarder enfin
Pour se rendre compte que nos yeux brillent pour les mêmes joies, les mêmes chagrins,

Alors la CIMADE sera là pour ceux qui parfois ont vu l’enfer
Leur dire que chacun a sa place,
Qu’il n’y a pas d’étranger sur cette terre
Séparés par des traits sur le sol
Ils ont voulu nous diviser
Mais rangez vos règles et vos boussoles
L’amour ne se laisse pas diriger
Dressez vos murs pour bouclier
Fermez les portes de vos maisons
Mais à force de s’entourer de barbelés
On fabrique sa propre prison
N’êtes-vous pas hantés par les enfants dont les corps viennent s’échouer
Exactement sur les mêmes plages où les vôtres viennent jouer

Contre le courant de cette haine
Des bénévoles par milliers, des salariés par centaines
Sur tout le territoire français
Consacrent de l’énergie, du temps, pour accueillir, accompagner,
S’ouvrir à l’autre avec tolérance, peu importe ce qu’il a traversé
Apprendre le français, trouver un toit
Sensibiliser contre les préjugés
Se battre pour l’égalité des droits
Garantir respect et dignité.
Derrière chaque papier, chaque titre de séjour
Il y a une voix et un visage,
des épreuves et un parcours
Il y a des failles et du courage.
Et les accueillir à table, c’est se nourrir aussi
Partager ce n’est pas réduire sa part, ensemble on la multiplie.

Liberté j’écris ton nom, Egalité je ne t’oublie pas
Fraternité pour tous les exilés, tu peux compter sur moi
Bienvenue à toutes et tous, ici on ouvre le cœur et les bras
La CIMADE a été. La CIMADE est . Et la CIMADE sera!